Artiste Peintre « Marin »

 Après une carrière maritime rythmée par de nombreux voyages, de découvertes, d’aventures humaines au grand large,  j’ai décidé de revenir à ma passion première : La peinture !...


Contempler la mer avec un regard de peintre  :

J’ai trempé dans la couleur dès mon plus jeune âge, les pieds dans le goémon et les mains libres pour traiter à grands coups de couteaux, largement chargés de matière, les bleus outremer et céruléum.

Ma palette ayant donc exprimé rapidement les couleurs de la mer, c’est très naturellement et grâce à cette volonté de ne pas quitter cet environnement que je me suis dirigé vers une carrière maritime.

J’aime la mer profondément. Elle représente toujours une aventure humaine, chargée d’histoire, qui relie les hommes, leurs traditions et leurs cultures. Un attachement certainement porté par un désir de découverte et d’échanges.



L’amour de la couleur ! … Le reflet de ma personnalité

L’emploi de la couleur reste vital dans mes compositions. Pour maîtriser ses gammes subjectives, il est bien entendu indispensable de connaître ses bases, autrement dit d’apprendre à mélanger ou ne pas mélanger les teintes entre elles, à régler les rapports de tonalité qui permettront d’exprimer des sentiments. Ainsi, la couleur devient un outil formidable. Un moyen de créer l’espace au même titre que la perspective et de jouer ainsi avec les masses et les lignes, les vides et les pleins, les ombres et les lumières…

Devant une toile, j’avance essentiellement par pulsions. J’aime ne plus contrôler ma réflexion, l’inconscient prend le relais et laisse place à un sentiment de liberté ou la magie opère !





L’univers de la matière… un dialogue endiablé !

Sur le plan de la technique pure, j’aime employer la matière à pleine pâte et à la « spatule ». Cette manière de créer répond à mon tempérament. Pour dominer cette technique, il n’y a pas d’autre solution que de s’immerger totalement dans la toile. C’est un moment assez intense où le couteau macule, griffe, caresse la toile et qui, à l’acrylique, laisse très peu de temps à la réflexion ou à la finition. Par moment, je pourrais même qualifier la peinture au couteau d’un acte assez violent mais qui ne laisse pas de place au hasard.

J’ai besoin de concentration, d’un temps de réflexion qui permettra le moment choisi de répondre aux exigences que je me suis fixée. Le résultat voit apparaître transparence, effet de matière, glacis, collage, incrustations…

C’est un terrain de jeu extraordinaire, une ouverture sur l’infini ou le sujet peut être sans cesse en changement et renouvellement…
Mais le sujet se mérite, il faut apprendre à le respecter, à le décortiquer avant de le traduire avec sa propre sensibilité et sa propre écriture.

Au final, j’ai d’ailleurs, beaucoup de mal à revenir sur une toile après ces temps forts et puis, l’imperfection donne des intentions, des sentiments, dont la sincérité est parfois surprenante…

C’est le paradoxe de l’art où, « imperfection » et « beauté » se rejoignent !!! ...